NOTES

Note_1 L’Essai sur les guerres civiles devait former la seconde partie, d’après la Bibliothèque française, tome XII, page 26; il en formait la première d’après le même journal, tome XIII, page 127. 

Note_2 Bibliothèque française, tome XII, page 26, et l’Avertissement de l’auteur transcrit dans le présent avertissement. 

Note_3 Voyez la note vers la fin du chapitre ix. 

Note_4 Je n’ai point vu d’édition en anglais de l’Essai sur la poésie épique; mais il est à croire qu’il en existe au moins une. 1° Ce fut en anglais que Rolli écrivit sa critique, dont je parle dans l’avant-dernier alinéa de cet avertissement; 2° la Bibliothèque française, tome XII, page 274, dit: « Le style de M. de V. n’a pas déplu aux Anglais; » 3° les premières phrases de l’Avertissement de l’auteur transcrit dans cet avertissement ne peuvent laisser aucun doute. 

Note_5 Voltairomanie (1738), in-12, page 26. 

Note_6 Id., page 27. 

Note_7 En voici le titre: Essai sur la poésie épique, traduit de l’anglais de M. de Voltaire, par M. ***; Paris, Chaubert, 1728, in-12 de viij et 170 pages. 

Note_8 Ce fut le sujet des Lettres philosophiques.

Note_9 On lit en note, dans l’édition de 1728 de cet Avertissement: « M. de Voltaire n’a point mis cet Essai à la tête de l’édition de son poème, qui est imprimé à Londres, in-4°, et qui paraît depuis quelques mois. » 

Note_10 La traduction de Desfontaines (et non le texte de Voltaire) se retrouve cependant dans un volume qui a ce singulier titre Ouvrages classiques de l’élégant poète M. Arouet, fameux sous le nom de Voltaire; nouvelle édition, tome Ier; à Oxford, pour les académiciens, 1771, in-8°. Je ne sais si la collection a été continuée. Je ne crois pas que l’impression soit d’Oxford. (B.) 

Note_11 Magasin encyclopédique, 1807, II, 321. 

Note_12 Voyez ci-après le chapitre ix. 

Note_13 Contrapuntiste qui florissait vers 1650. 

Note_14 Compositeur du commencement du xviie siècle. 

Note_15 Voyez ci-après, chapitre vi. 

Note_16 Voyez chapitre viii. 

Note_17 Voir Ant. de Solis, liv. III, ch. xiv, col. 271, édition de 1704, in-fol. 

Note_18 Voyez l’Histoire des poésies homériques, pour servir d’introduction aux observations sur l’Iliade et l’Odyssée, par Dugas-Montbel, 1831, in-8°. Voltaire, en 1771, dans ses Questions sur l’Encyclopédie, reparla de l’Iliade. (B.) 

Note_19 1688, 4 vol. in-12. 

Note_20 Voyez son Discours sur Homère en tête de son Iliade, 1714, in-12. 

Note_21 Livre XIII, vers 20-21. 

Note_22 Voyez en fin de ce volume la première des Stances sur les poètes épiques.

Note_23 Voyez aussi ce qu’en 1771 Voltaire, dans ses Questions sur l’Encyclopédie (Dictionnaire philosophique), dit de Virgile. 

Note_24 Livre XII, épigramme 68. 

Note_25 Voici les paroles de M. A. Sénèque (Controverses, livre Ier) « Virgilium illa felicitas ingenii in oratione soluta reliquit: Ciceronem eloquentia sua incarminibus destituit. » (B.) 

Note_26 Voyez la traduction de quelques-uns par Voltaire, tome IV du Théâtre, Volume V. 

Note_27 Cette phrase ne se trouve pas dans la traduction par Desfontaines. Elle est dans l’édition de 1733; l’auteur avait alors trente-neuf ans. (B.) 

Note_28 Pharsale, livre II, vers 657. 

Note_29 Pharsale, livre IX, vers 565. 

Note_30 Voltaire, en citant Brébeuf, l’avait corrigé. Il avait mis: 

Qu’une mort glorieuse est préférable aux fers.

Je n’ai vu aucun inconvénient à rétablir le texte de Brébeuf. (B.) 

Note_31 Voltaire avait mis: 

Alors que du néant, etc. (B.)




Note_32 Né à Vicence le 8 juillet 1478. 

Note_33 Chant III, vers 582, etc. 

Note_34 Louis Camoëns est né à Lisbonne en 1517. (B.) 

Note_35 Voltaire l’avait dit non seulement dans l’ouvrage qu’il avait écrit en anglais, et que traduisit Desfontaines, mais dans les premières éditions qu’il donna lui-même en français. L’édition de 1742 est la première qui donna le texte actuel. (B.) 

Note_36 L’Inès de Castro de Lamotte fut jouée, pour la première fois, le 6 avril 1723. (B.) 

Note_37 Cette phrase, celle qui la précède (sauf quelques mots), et celle qui la suit, ont été ajoutées dans l’édition de 1712. La traduction de la Lusiade, par Duperron de Castera. avait paru en 1735, trois volumes in-12. (B.) 

Note_38 Je rétablis le dernier membre de cette phrase d’après les éditions de 1733 et autres. L’édition de 1738 porte: contre la coutume; et c’est probablement cette faute d’impression qui aura décidé quelque éditeur qui n’avait pas le texte, à supprimer le membre de phrase. (B.) 

Note_39 Voltaire a changé d’opinion sur le compte de l’Arioste. « Arioste est mon dieu (écrivait-il à Mme du Deffant le 15 janvier 1761): tous les poèmes m’ennuient, hors le sien. Je ne l’aimais pas assez dans ma jeunesse, je ne savais pas assez l’italien. Le Pentateuque et l’Arioste font aujourd’hui le charme de ma vie. » Dix ans plus tard (dans ses Questions sur l’Encyclopédie, au mot Épopée, il reparle du Roland le furieux, et fait un grand éloge de ce prodigieux ouvrage. « Je n’avais pas osé autrefois le compter (Arioste) parmi les poètes épiques... et je lui fais humblement réparation. » Bettinelli, dans ses Lettere sopra gli epigrammi, analysées par Suard (Mélanges de littérature, Paris, 1803, in-8°, tome Ier, pages 26-27), prétend que c’est lui qui décida Voltaire à modifier le jugement qu’il avait porté d’abord sur l’Arioste. Cela se peut: mais Voltaire, avant de connaître Bettinelli, avait déjà changé d’opinion sur l’Arioste et corrigé quelques expressions. 
En 1733 il disait: « ... parmi les poètes épiques. Mais il faut qu’ils songent qu’en fait de tragédie il serait hors de propos de citer l’Avare et le Grondeur et quoi que plusieurs Italiens en disent, l’Europe ne mettra l’Arioste avec le Tasse que lorsqu’on placera l’Énéide avec le Roman comique et Callot à côté du Corrége. Le Tasse naquit, etc. » 
En 1738 il corrigea: «  ... Lorsqu’on placera l’Énéide avec Don Quichotte et Callot à côté du Corrége. Le Tasse naquit, etc. » 
En 1742 il disait: « ... à côté du Corrége. L’Arioste est un poète charmant mais non pas un poète épique. Je suis bien loin de rétrécir la carrière des arts et de donner des exclusions; mais enfin, pour être poète epique, il faut au moins avoir un but; et 1’Arioste semble n’avoir que celui d’entasser fable sur fable; c’est un recueil de choses extravagantes écrit d’un style enchanteur. Je n’ai pas osé placer Ovide parmi les poètes épiques, parce que ses Métamorphoses, toutes consacrées qu’elles sont par la religion des anciens, ne font pas un tout, ne sont pas un ouvrage régulier: comment donc y placerais-je l’Arioste, dont les fables sont si fort au-dessous des Métamorphoses? Le Tasse naquit, etc. » 
En 1746 il supprima presque tout ce qu’il avait ajouté en 1742. Il n’en conserva que la première phrase: « L’Arioste est un poète charmant, mais non pas un poète épique. » 
En 1748, 1751, 1752, il supprima cette phrase, et s’en tint au texte de 1738. 
C’est de 1756 qu’est le texte actuel. Mais ce n’est pas de ce texte que veut parler Bettinelli; c’est de ce que Voltaire a dit dans son article Épopée. (B.) 

Note_40 Pharsale, livre III, vers 399. 

Note_41 Iliade, livre Ier, vers 254. 

Note_42 M. Dugas-Montbel remarque qu’on ne peut prononcer en connaissance de cause sur le texte donné par Voltaire, qui, après avoir donné une traduction élégante et soignée du discours de Colocolo, mutile impitoyablement celui de Nestor, et en supprime les plus beaux traits; voyez les Observations sur l’Iliade d’Homère, par Dugas-Montbel, t. Ier, p. 35-39. (B.) 

Note_43 Voyez aussi le long article que Voltaire, en 1771, consacra, dans ses Questions sur l’Encyclopédie, à Milton. 

Note_44 La traduction du Paradis perdu, par Dupré de Saint-Maur, ne parut qu’en 1729. Le premier alinéa du chapitre sur Milton est de 1733. (B.) 

Note_45 Ginguené (Biographie universelle, II, 138) dit que c’est faire trop d’honneur à l’ouvrage d’Andreino que de prétendre que Milton y puisa l’idée de son poème; Johnson. dans sa Vie de Milton, regarde comme une histoire bizarre et dénuée de fondement le récit de Voltaire. (B.) 

Note_46 Paradis perdu, liv. IV, v. 32. 

Note_47 Voltaire ajouta, en 1771, onze vers à ceux qu’on lit ici. 

Note_48 Le livre de Saumaise intitulé Defensio regia, imprimé en 1649, réimprimé en 1654, fut réfuté par l’ouvrage de Milton ayant pour titre Defensio pro populo anglicano, 1651, in-folio. (B.) 

Note_49 Milton, le 26 avril 1667, vendit son manuscrit à Samuel Simmons pour cinq livres sterling payées comptant, avec promesse du libraire d’en payer cinq de plus quand il aurait vendu plus de treize cents exemplaires de la première édition cinq autres après la vente d’un même nombre de la seconde, et enfin cinq après un pareil débit lors de la troisième. Il n’avait paru que deux éditions quand Milton mourut, le 10 novembre 1674 (vieux style), n’ayant ainsi reçu que quinze livres sterling. Sa veuve, en 1680, vendit tous ses droits moyennant huit livres sterling à S. Simmons. Celui-ci transporta, moyennant vingt-cinq livres sterling, tous ses droits à Brabazon Aylmer, qui les vendit à Jacob Tonson, une moitié le 17 avril 1683, et l’autre moitié le 24 mars l690, moyennant une somme plus considérable. Voyez les Vies de Milton et d’Addison, par S. Johnson (traduit par Boulard), in-18, tome Ier, pages 100-101. (B.) 

Note_50 Johnson observe que les livres ne se vendaient pas du temps de Milton comme aujourd’hui. La lecture n’était pas alors l’amusement général... Dans l’espace de quarante-un ans, depuis 1623 jusqu’à 1664, l’Angleterre se contenta de deux éditions des oeuvres de Shakespeare, qui probablement ne formaient pas ensemble mille exemplaires. (B.) 

Note_51 Voltaire a reparlé, en 1771, Du reproche de plagiat fait à Milton. (B.) 

Note_52 Le Tasse, chant IV, stance iii. 

Note_53 Boileau, Art poétique, chant III. 

Note_54 Note de Voltaire, 1756: C’est en partie celui-ci même, qui, en plusieurs endroits, est une traduction littérale de l’ouvrage anglais. 

Note_55 Cette expression donna naissance à l’Apologie du Télémaque, dont il est parlé dans le dernier alinéa de l’Avertissement de Beuchot précédant l’Essai.

Note_56 Livre XII. 

Note_57 Toute la Conclusion parut en 1733 telle qu’elle est aujourd’hui, mais bien différente de ce qu’était la fin de l’Essai dans la traduction par Desfontaines. (B.) 

Note_58 C’est ici qu’en 1733 et 1742 finissait l’ouvrage; dans les éditions de 1746, l748, 1751, et 1752, on lit: « et le temps seul peut désarmer l’envie. » La version actuelle est de 1756. (B.) 

Note_59 Les vers 5-12 du chant II: 

Je ne décide point entre Genèves et Rome, etc. (B.)




Note_60 On ne doit pas oublier que c’est un anglican qui parle. (B.) 

Note_61 Il est nécessaire de dire ici que l’auteur terminait la critique qui précède par ces mots: « Et je vous ferai une souscription pour ce seul endroit. » (B.)