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| Commande CDROM | Table du Théâtre | THÉÂTRE VI NOTES Note_1 Voltaire donna cette traduction et analyse d’Héraclius dans son édition du Théâtre de P. Corneille au tome V de l’édition de 1764; au tome IV de l’édition in-4° de 1774, c’était au devant de l’Héraclius de Corneille. (B.) Note_2 Voyez, dans la Correspondance, la lettre que Voltaire lui adressa le 15 juin 1762. Note_3 C’était à la suite de Cinna que Voltaire avait donné sa traduction du Jules César de Shakespeare. Note_4 Note
de Voltaire: Il y a dans l’original, mot à mot:
Note_5 Note de Voltaire: Le lecteur peut ici remarquer que, dans cet amas d’extravagances, ce discours de Cintia est peut-être ce qui révolte le plus: on ne s’étonne point que, dans un siècle où l’on était si loin du bon goût, un auteur se soit abandonné à son génie sauvage pour amuser une multitude plus ignorante que lui. Tout ce que nous avons vu jusqu’à présent n’est que contre le bon sens; mais que Cintia, qui a paru avoir quelques sentiments pour Héraclius, et qui doit l’épouser à la fin de la pièce, ordonne qu’on le tue, lui et Léonide, cela choque si étrangement tous les sentiments naturels qu’on ne peut comprendre que la Comédie fameuse de don Pedro Calderon de la Barca n’ait pas, en cet endroit, excité la plus grande indignation. Note_6 Note de Voltaire: On voit que, dans cet amas d’aventures et d’idées romanesques, il y a de temps en temps des traits admirables. Si tout ressemblait à ce morceau, la pièce serait au-dessus de nos meilleures. Note_7 Note de Voltaire: Le lecteur remarque assez ici l’érudition de Calderon et celle des spectateurs à qui il avait affaire. De la poudre et des boulets au cinquième siècle sont dignes de la conduite de cette pièce. Note_8 Note de Voltaire: On sent combien ce discours est absurde: comment l’empire était-il à Léonide? parlerait-il autrement si on lui avait dit qu’il est le fils de Maurice? Chacun d’eux croit-il que c’est à lui que Libia et Cintia ont parlé? Tout cela paraît d’une démence inconcevable. Note_9 Note de Voltaire: Libia ne lui a rien dit de cela; c’est à Héraclius qu’elle a tenu ce propos: apparemment qu’il y a dans cette scène un peu de théâtre tel que chacun des deux princes puisse croire que Libia s’adresse à lui l’appelle Héraclius, et déclare qu’il est fils de Maurice. Note_10 Note de Voltaire: Il y a dans l’original hambriento, qui veut dire affamé, de hambre, faim. Note_11 Note de Voltaire: C’est que Phocas a fait semblant de savoir qu’Héraclius était fils de Maurice n’en étant pas certain, et voulant tirer cet aveu d’Astolphe. Ainsi, selon Calderon, tout est mensonge et vérité Note_12 Note de Voltaire: Le fond de cette scène paraît intéressant et admirable: on aurait pu en faire un chef-d’oeuvre, en y mettant plus de vraisemblance et de convenance. Il me semble qu’une telle scène donnerait l’idée de la vraie tragédie, c’est-à-dire d’une péripétie attendrissante, toute en action, sans aucun embarras, sans le froid recours des lettres écrites longtemps auparavant, sans rien de forcé, sans aucun de ces raisonnements alambiqués qui font languir le tragique. Note_13 Note de Voltaire: On ne conçoit rien à ce discours d’Héraclius; tantôt il parle en héros, tantôt en poltron. Si c’est une ironie avec Cintia, il est difficile de s’en apercevoir. Note_14 Note
de Voltaire: On ne conçoit rien à ce discours de Cintia.
Je l’ai traduit fidèlement:
Comment peut-elle craindre Héraclius, qui est amoureux d’elle? Note_15 Horace,
de Arte poetica, v. 248.
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