OEUVRES COMPLÈTES DE VOLTAIRE
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THÉÂTRE VI

NOTES

Note_1 Voici cet avis: 

« Cette tragédie fut imprimée d’abord, en 1769, sous le nom de M. Lantin, et on la donna comme la tragédie de Mairet, refaite. 
« La Sophonisbe de Mairet est la première pièce régulière qu’on ait vue en France, et même longtemps avant Corneille. 
« C’est par là qu’elle est précieuse, et qu’on a voulu la rajeunir. Il n’y a pas, à la vérité, un seul vers de Mairet dans la pièce; mais on a suivi sa marche autant qu’on l’a pu, surtout dans la première et dans la dernière scène. C’est un hommage qu’on rend au berceau de la tragédie française, lorsqu’elle est sur le bord de son tombeau. 
« Nous imprimons cette pièce sur le propre manuscrit de l’auteur, soigneusement revu et corrigé par lui; et c’est jusqu’ici la seule édition à laquelle on doive avoir égard. » 

Cet Avis, qui sent un peu le Voltaire, ne se retrouve ni dans les Choses utiles et agréables, ni dans le tome X des Nouveaux Mélanges (4770), ni dans le tome XIX de l’édition in-4° des Oeuvres de Voltaire, ni dans les éditions encadrées (1775); il est dans les éditions de Kehl. (B.) 

Note_2 A moins que ce ne soit de Sophonisbe qu’il parle dans ses lettres à d’Argental, des 7 juillet et 20 septembre 1769; je pense toutefois qu’il s’agit du Dépositaire, et non de Sophonisbe.

Note_3 Les Choses utiles et agréables sont en trois volumes in 8°. Les deux premiers ont le millésime 1769; le troisième porte la date de 1770. La collection ne comprend guère que des opuscules de Voltaire ou annotés par lui: Voltaire en fut l’éditeur, et les imprimeurs furent les frères Cramer, qui toutefois n’y ont pas mis leur nom. 

Note_4 La pièce entière, dont Voltaire a donné un peu moins de la moitié est dans un volume intitulé Recueil de poésies, ou Oeuvres diverses de M. Piron où il se trouve un grand nombre de pièces qui n’ont jamais paru, Lausanne, 1773 in 8° de xvj et 320 pages. 

Note_5 Annales dramatiques, tome VIII, 1811. 

Note_6 Cette épître dédicatoire est supprimée dans l’édition de Lausanne, sans doute parce que l’auteur y supposait que cette pièce était la tragédie de Mairet, refaite par M. Lantin, et que l’avertissement qui précède détruit cette supposition. (K.) 

Note_7 La Bibliothèque du Théâtre-Français, depuis son origine, 1768, trois volumes in-8°, a pour auteur L.-F.-C. Marin, aidé de Mercier de Saint-Léger, et de l’abbé Boudot. (B.) 

Note_8 Le Catalogue de la bibliothèque du duc de La Vallière a neuf volumes dont trois pour la première partie (1783), qui fut vendue en détail et aux enchères; et six pour la seconde partie (1784), qui est aujourd’hui presque toute à la bibliothèque de l’Arsenal. Quelque nombreuse que fût la collection dramatique formée par le duc de La Vallière, elle est bien moins précieuse et moins complète que celle qu’a rassemblée et que possède M. de Soleinne. (B.) 

Note_9 « La Sophonisbe de Mairet ne vaut rien du tout, » avait dit Voltaire dans son Commentaire sur Corneille. (B.) 

Note_10 Elle fut jouée en 1629, et imprimée en 1635. (B.) 

Note_11 Ce vers est en effet dans la Sophonisbe de Mairet, acte IV, scène v. (B.) 

Note_12 Lantin est mort en 1709. Voyez l’avertissement de Beuchot. 

Note_13 Marmontel. 

Note_14 De ces onze pièces que Voltaire engage à retoucher, Othon est la seule sur laquelle on se soit exercé: voyez Mes Récréations dramatiques, par Fr. Tronchin, Genève, 1780, cinq volumes in-8°. Au surplus, dans sa lettre à Laharpe, du 27 juillet 1770, Voltaire dit qu’il a voulu rire quand il a exhorté a rapetasser des pièces. (B.) 

Note_15 Pompée, Sertorius, Horace, ont aussi été retouchées par Fr. Tronchin, et aussi par J.-L. Delisle, de Marseille, à qui l’on doit Six Tragédies de P. Corneille retouchées, 1802, in-8°, dont une édition plus correcte parut la même année, et contient sept pièces. (B.) 

Note_16 Le Scévole de du Ryer est une des trois pièces dont Marmontel a composé le volume intitulé Chefs d’oeuvre dramatiques (tome Ier et unique), 1773, in-8°. Le texte de du Ryer y a été conservé: il est accompagné de notes ou remarques, ainsi que Sophonisbe et Venceslas, qui sont dans le même volume. (B.) 

Note_17 Voyez ce que j’ai dit de cette Lettre dans mon Avertissement, où j’indique à qui elle est censée adressée. (B.) 

Note_18 Voyez mon avertissement. (B.) 

Note_19 Théâtre-Français, ou Recueil des meilleures pièces de théâtre, Paris, Nyon, 1737, douze volumes in-12. 

Note_20 Dans le tome III des Choses utiles et agréables, la Sophonisbe de Mairet est en effet à la suite de la nouvelle Sophonisbe.

Note_21 Fréron ne parle de la Sophonisbe réparée à neuf qu’à la date du 20 novembre 1770; voyez l’Année littéraire, 1770, tome VII, pages 217 et suiv. (B.) 

Note_22 Personnage de l’Écossaise, peu civil avec Frélon; voyez la scène ire de l’acte IV. 

Note_23 C’est le nom sous lequel Voltaire a publié la Philosophie de l’histoire.

Note_24 A la première représentation ce vers fut vivement applaudi. (G. A.) 

Note_25 « Le sang de Syphax fume encore, dit Grimm-Diderot, lorsque sa veuve consent d’accepter la main de son vainqueur, et cependant le mariage est fait de façon qu’on ne sait s’il peut être regardé comme valide à l’officialité de Carthage et de Rome. Tout cela est arrangé avec une puérilité qui fait pitié... » (G. A.) 

Note_26 On trouva bien conçu ce caractère de Scipion, qui n’est pas un de ces Romains ampoulés dont avait abusé Corneille. (G. A.) 

Note_27 Grimm raconte qu’à la première représentation le public, bonhomme et crédule, ayant pris cette résolution à la lettre, hua le pauvre Massinisse. Et pourtant le silence, l’air, le jeu de Lekain étaient bien significatifs en ce moment. (G. A.) 

Note_28 A la première représentation, Scipion, au lieu de ce texte, débitait trois vers célèbres par leur platitude: 
 

Allons; conduisez-moi dans la chambre prochaine, 
Où je devais paraître aux regards de la reine. 
Qu’elle accepte à la fin mes soins respectueux. (G. A.)

Note_29 Le public ne comprit pas d’abord ce coup de théâtre. Il lui fallut l’aveu même de Massinisse. (G. A.) 

Note_30 C’était une opinion reçue. (Note de Voltaire.)