VARIANTES

DE LA COMÉDIE DU DÉPOSITAIRE.

Variante n°1:(Sa localisation) L’édition de 1772, qui est sans préface, porte:

M. ARMANT, bon diable, bon ivrogne, bon bourgeois.
MADAME ARMANT, habillée et coiffée à l’antique, grande acariâtre et bonne femme.
Les noms sont changés dans l’édition de 1772 avec préface. (B.)

Variante n°2:(Sa localisation) Dans la première édition la pièce commençait ainsi:
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NINON.
Mon indulgence est grande, et c’est là mon partage;
J’en eus un peu besoin quand j’étais à votre âge;
Mais si j’eus des amants, ils sont tous mes amis.
Malheur aux coeurs malfaits, toujours mal assortis,
Se prenant, se quittant par pure fantaisie,
L’un à l’autre étrangers le reste de leur vie!
Eh bien! vous aimez donc cette petite Armant?
LE JEUNE GOURVILLE.
Oui, ma belle Ninon.
NINON.
                                C’est une aimable enfant.
Ce n’est point sa beauté, sa grâce, que je vante;
Mais sa naïveté. Sa douceur est charmante;
Et j’ai su que, depuis qu’elle a ses dix-sept ans,
Elle n’a demandé pour grâce à ses parents
Que la permission de pouvoir faire usage
De la proximité de notre voisinage:
Elle me vient souvent voir en particulier.
Son esprit me surprend; son ton est singulier,
Et ne tient point du tout de sa sotte famille.
J’aime sincèrement cette petite fille;
Je voudrais son bonheur; elle me fait pitié,
Et, je vous l’avouerai, cette seule amitié
M’engage à recevoir et le père et la mère.
Je me suis aperçu qu’elle avait su vous plaire.
Mais est-ce un simple goût, une inclination?
GOURVILLE.
Ma foi, je crois avoir beaucoup de passion.
Un certain avocat, etc.
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Variante n°3:(Sa localisation)
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Le père aime le vin.
NINON.
                              C’est un vice du temps.
La mode en passera.
GOURVILLE.
                                 La mère est bien revêche,
Sotte... un oison bridé, devenu pigrièche.
Bonne diablesse au fond
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Variante n°4:(Sa localisation) 
Et nos bruyants seigneurs et nos faux bons esprits.








Variante n°5:(Sa localisation) 
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Ma Sophie est charmante, et ne m’ennuiera pas.
NINON.
Je vous l’ai déjà dit; elle est pleine d’appas.
Mais elle aura du bien; certaine vieille tante,
Dont je sais qu’elle hérite, a mille écus de rente:
Et si dans votre amour vous pouviez persister...
Nous verrons; c’est vous seul qu’il faudra consulter.
Aimez-la, etc.
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Variante n°6:(Sa localisation) 
. . . . . . . . . . . . . .des gens d’esprit qu’on quitte.

Variante n°7:(Sa localisation) 

Peu fidèle en amour.

Variante n°8:(Sa localisation) 
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Vous saurez à quel point j’avais sa confiance.
Je dois à ses enfants quelque reconnaissance.
Notre union fut pure, et de si nobles noeuds
Seront les seuls liens qui nous joindront tous deux.
GOURVILLE.
Hélas! je vous dois tout tant de bonté m’accable, etc.
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Variante n°9:(Sa localisation) 
Oui, je suis libertin...

Variante n°10:(Sa localisation) 
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NINON, à M. Garant.
Vous régissez si bien leur petite finance,
Que les pauvres bientôt seront dans l’abondance.
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Variante n°11:(Sa localisation) 
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M. GARANT, à Ninon.
J’ai d’honnêtes desseins que je vous confierai:
Vous êtes éclairée, avisée, et discrète, etc.
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Variante n°12:(Sa localisation) 
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Vos propos indécents comme votre conduite
Me font pitié, etc.
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Variante n°13:(Sa localisation) 
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GOURVILLE L’AÎNÉ.
Nagez dans les plaisirs, dans ces plaisirs honteux
Qui nous laissent dans l’âme un vide épouvantable...
Un vide... un repentir... un repentir durable.
Oui, je renonce au monde après cet entretien,
Et je ne vivrai plus qu’avec des gens de bien,
Ou je vivrai tout seul, tout seul... avec mes livres,
Loin de ces passions dont tant de coeurs sont ivres,
Comme je vous l’ai dit. Et je préfère un trou,
Un ermitage, un antre.
LE JEUNE GOURVILLE.
                                  Adieu, mon pauvre fou.
SCÈNE II.
GOURVILLE L’AÎNÉ.
Je pleure sur son sort; et je vois avec peine
Que sa mauvaise tête à sa perte l’entraîne.
Qu’Épictète a raison! qu’il peint bien à mon sens, etc.
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Variante n°14:(Sa localisation) 
Je suis maître de moi, je suis bon, juste, sage.

Variante n°15:(Sa localisation) 
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M. GARANT.
A la faire sortir a dû vous engager.
Déjà plus d’une fois ici ma conscience
Sur elle et votre frère eût rompu le silence;
Mais j’ai cru vous devoir quelque ménagement.
Je n’en puis plus garder sur ce dérèglement.
GOURVILLE L’AÎNÉ.
Voilà donc la raison, etc.
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Variante n°16:(Sa localisation) 
Pour la philosophie.

Variante n°17:(Sa localisation) 
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M. GARANT.
Avec tous les dehors que veut la bienséance.
Pour bien faire... écoutez... vendez-moi la maison...
Ou bien passez-moi. ..là... quelque donation,
Un acte bien secret, etc.
Et vous aurez vos droits sans être compromis.
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Variante n°18:(Sa localisation) 
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GOURVILLE L’AÎNÉ.
Cette idée est profonde; il a raison: les sages
Sur le reste du monde ont de grands avantages.
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Variante n°19:(Sa localisation) 
Votre amitié, vos soins, vos conseils, tout me flatte.

Variante n°20:(Sa localisation) 

Désespéré, perdu; dans le vice empâté.

Variante n°21:(Sa localisation) 
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Vous avez amassé justement, sans scrupule...
NINON.
                                                                  Non;
Mais mon bien me suffit pour tenir ma maison.
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Variante n°22:(Sa localisation) 
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M. GARANT.
Des gens considérés, même en place importante,
Sont liés avec vous d’une amitié constante;
Et si vous le vouliez, etc.
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Variante n°23:(Sa localisation) 
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NINON.
. . . . . . . . . . . . . . Craindre d’importuner,
Ne les point avertir de nous abandonner, etc.
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Variante n°24:(Sa localisation) 
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M. GARANT.
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 
Et votre sentiment est ici ma leçon.
Je voudrais... Je me sens embarrassé, peut-être
Assez mal à propos, plus que je ne dois l’être;
Je voudrais revenir sur un certain discours
Que vous avez eu l’air d’interrompre toujours.
Souffrez qu’enfin ici j’en fasse l’ouverture,
Pleine de confiance et d’une amitié pure.
Je vis honnêtement; mais avec plus d’argent
Je ferais plus de bien
NINON.
                                 Je le crois bonnement.
M. GARANT.
Il vous faut un état. Vous êtes de mon âge,
Je suis aussi du vôtre.
NINON.
                               Oui; mais le mariage
Ne convient point du tout à mon humeur; je croi,
Par cent bonnes raisons, qu’il n’est pas fait pour moi.
Pour changer, il faudrait qu’une très grande aisance
Parût à ma vieillesse assurer l’opulence.
M. GARANT.
Eh! je viens vous l’offrir. De nos biens rassemblés, etc.
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Variante n°25:(Sa localisation) 
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Il faut que le crédit augmente votre aisance;
Et, si vous le vouliez, j’aurais, par ce canal,
Un fortuné brevet de fermier général.
Nous ferions en secret mille bonnes affaires,
Qui produiraient beaucoup en ne nous coûtant guères;
Et votre rare esprit, etc.
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Variante n°26:(Sa localisation) 
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NINON.
Il est vrai qu’on pourrait m’imputer par envie
Je ne sais quoi d’injuste, et quelque hypocrisie.
M. GARANT.
Eh! mon Dieu! c’est par là qu’on réussit souvent;
Cette monnaie est fausse, elle a du cours pourtant.
Que me sont, après tout, les enfants de Gourville?
Rien que des étrangers à qui je fus utile.
Il faut l’être à nous seuls, etc.
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Variante n°27:(Sa localisation) 
Marguillier, receveur, ayant beaucoup d’argent.

Variante n°28:(Sa localisation) 
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GOURVILLE L’AÎNÉ.
Voulant rester chez moi, monsieur Garant me donne
Chez la discrète Aubert rendez-vous à dîner.
Avec lui, me dit-il, il y doit amener
Bientôt quelques docteurs, tous savants personnages,
Parfaits chez les parfaits, etc.
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Variante n°29:(Sa localisation) 
Vous avez oublié votre philosophie.

Variante n°30:(Sa localisation) 

Que je n’ai jamais lus dans tous nos vieux auteurs.

Variante n°31:(Sa localisation) 
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Je l’écoutais parler, je la voyais sourire
Avec un agrément que l’on ne peut décrire.
Le poison le plus doux dans mes veines glissait;
J’étais hors de moi-même; elle s’attendrissait...
Nous nous attendrissions... Monsieur Aubert arrive;
Madame Aubert s’enfuit, a l’air d’être craintive...
Comme une femme, enfin, prise avec un amant.
Moi, neuf en pareil cas, que faire en ce moment?
Aubert est un brutal, et, craignant quelque esclandre,
J’ai pris, sans dire un mot, le parti de descendre.
Je sors en maudissant les Auberts, les Garants,
Et donnant de bon coeur au diable les savants.
Ah! Lisette ah, Picard le sage est peu de chose! etc.
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Variante n°32:(Sa localisation) 
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LE JEUNE GOURVILLE.
Mon frère, pardonnez ce petit tour joyeux. 
(Bas, à Lisette.)
Lisette, écoute-moi; la petite Sophie
Vient de fuir chez madame, et je te la confie;
Sous sa protection elle doit se placer
Pour éviter l’hymen où l’on veut la forcer.
Mais surtout prends bien garde au moins qu’on ne la voie.
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Variante n°33:(Sa localisation) 
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Et chez madame Aubert vos secrètes visites,
Cet excès dont partout vous êtes accusé...
GOURVILLE L’AÎNÉ.
Moi?
L’AVOCAT PLACET.
         Vous. Tout le quartier en est scandalisé;
On connaît les dangers de votre caractère.
GOURVILLE L’AÎNÉ.
Juste ciel! etc.
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Variante n°34:(Sa localisation) 
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L’AVOCAT PLACET.
Au choix de ma personne
Justement résolue, à sa fille elle ordonne
De rompre tout commerce avec vous, et demain
D’être prête à l’autel pour recevoir ma main.
Cet ordre positif l’a soudain décidée.
Du logis maternel elle s’est évadée;
On dit qu’elle est chez vous, etc.
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Variante n°35:(Sa localisation) 
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J’ai fort bien réussi! Je crois que mes bêtises
Des plus grands libertins égalent les sottises;
Je suis, sans avoir tort, de tout point confondu;
C’est là payer l’amende ayant été battu.
Un bavard d’avocat, et
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Variante n°36: (Sa localisation) Les éditions données du vivant de l’auteur portent:
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Adieu, vilain mâtin, qui m’en fis tant accroire.
Dans quelques éditions récentes on lit:
Adieu, vil imposteur. (B.)
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FIN DES VARIANTES DU DÉPOSITAIRE.

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