OEUVRES COMPLÈTES DE VOLTAIRE
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ZAÏRE

ACTE CINQUIÈME.

SCÈNE I. 

OROSMANE, CORASMIN, UN ESCLAVE.

OROSMANE.

On l'a fait avertir, l'ingrate va paraître. 
Songe que dans tes mains est le sort de ton maître; 
Donne-lui le billet de ce traître chrétien; 
Rends-moi compte de tout, examine-la bien: 
Porte-moi sa réponse. On approche... c'est elle. 
(A Corasmin.)
Viens, d'un malheureux prince ami tendre et fidèle, 
Viens m'aider à cacher ma rage et mes ennuis. 

SCÈNE II.

ZAÏRE, FATIME, L'ESCLAVE.

ZAÏRE.

Eh! qui peut me parler dans l'état où je suis? 
A tant d'horreurs, hélas! qui pourra me soustraire? 
Le sérail est fermé! Dieu! si c'était mon frère! 
Si la main de ce Dieu, pour soutenir ma foi, 
Par des chemins cachés, le conduisait vers moi! 
Quel esclave inconnu se présente à ma vue? 

L'ESCLAVE.

Cette lettre, en secret dans mes mains parvenue, 
Pourra vous assurer de ma fidélité. 

ZAÏRE.

                                                       Donne. 
(Elle lit.)

.
FATIME, à part, pendant que Zaïre lit.
.
Dieu tout-puissant! éclate en ta bonté; 
Fais descendre ta grâce en ce séjour profane; 
Arrache ma princesse au barbare Orosmane! 

ZAÏRE, à Fatime.

Je voudrais te parler. 

FATIME, à l'esclave.

                               Allez, retirez-vous 
On vous rappellera, soyez prêt; laissez-nous. 

SCÈNE III.

ZAÏRE, FATIME.

ZAÏRE.

Lis ce billet: hélas! dis-moi ce qu'il faut faire; 
Je voudrais obéir aux ordres de mon frère. 

FATIME.

Dites plutôt, madame, aux ordres éternels 
D'un Dieu qui vous demande au pied de ses autels. 
Ce n'est point Nérestan, c'est Dieu qui vous appelle. 

ZAÏRE.

Je le sais, à sa voix je ne suis point rebelle, 
J'en ai fait le serment: mais puis-je m'engager, 
Moi, les chrétiens, mon frère, en un si grand danger? 

FATIME.

Ce n'est point leur danger dont vous êtes troublée; 
Votre amour parle seul à votre âme ébranlée. 
Je connais votre coeur; il penserait comme eux, 
Il hasarderait tout, s'il n'était amoureux. 
Ah! connaissez du moins l'erreur qui vous engage. 
Vous tremblez d'offenser l'amant qui vous outrage! 
Quoi! ne voyez-vous pas toutes ses cruautés, 
Et l'âme d'un Tartare à travers ses bontés? 
Ce tigre, encor farouche au sein de sa tendresse, 
Même en vous adorant, menaçait sa maîtresse... 
Et votre coeur encor ne s'en peut détacher? 
Vous soupirez pour lui? 

ZAÏRE.

                                    Qu'ai-je à lui reprocher? 
C'est moi qui l'offensais, moi qu'en cette journée 
Il a vu souhaiter ce fatal hyménée; 
Le trône était tout prêt, le temple était paré, 
Mon amant m'adorait, et j'ai tout différé. 
Moi, qui devais ici trembler sous sa puissance, 
J'ai de ses sentiments bravé la violence; 
J'ai soumis son amour, il fait ce que je veux, 
Il m'a sacrifié ses transports amoureux. 

FATIME.

Ce malheureux amour, dont votre âme est blessée, 
Peut-il en ce moment remplir votre pensée? 

ZAÏRE.

Ah! Fatime, tout sert à me désespérer: 
Je sais que du sérail rien ne peut me tirer; 
Je voudrais des chrétiens voir l'heureuse contrée, 
Quitter ce lieu funeste à mon âme égarée; 
Et je sens qu'à l'instant, prompte à me démentir, 
Je fais des voeux secrets pour n'en jamais sortir. 
Quel état! quel tourment! Non, mon âme inquiète 
Ne sait ce qu'elle doit, ni ce qu'elle souhaite; 
Une terreur affreuse est tout ce que je sens. 
Dieu! détourne de moi ces noirs pressentiments; 
Prends soin de nos chrétiens, et veille sur mon frère! 
Prends soin, du haut des cieux, d'une tête si chère! 
Oui, je le vais trouver, je lui vais obéir: 
Mais dès que de Solyme il aura pu partir, 
Par son absence alors à parler enhardie, 
J'apprends à mon amant le secret de ma vie: 
Je lui dirai le culte où mon coeur est lié; 
Il lira dans ce coeur, il en aura pitié. 
Mais dussé-je au supplice être ici condamnée, 
Je ne trahirai point le sang dont je suis née. 
Va, tu peux amener mon frère dans ces lieux. 
Rappelle cet esclave. 

SCÈNE IV.

ZAÏRE.

                               O Dieu de mes aïeux! 
Dieu de tous mes parents, de mon malheureux père, 
Que ta main me conduise, et que ton oeil m'éclaire! 

SCÈNE V.

ZAÏRE, L'ESCLAVE.

ZAÏRE.

Allez dire au chrétien qui marche sur vos pas 
Que mon coeur aujourd'hui ne le trahira pas, 
Que Fatime en ces lieux va bientôt l'introduire. 
(A part.)
Allons, rassure-toi, malheureuse Zaïre! 

SCÈNE VI.

OROSMANE, CORASMIN, L'ESCLAVE.

OROSMANE.

Que ces moments, grand Dieu, sont lents pour ma fureur! 
(A l'esclave.)
Eh bien! que t'a-t-on dit? réponds, parle. 

L'ESCLAVE.

Seigneur, 
              On n'a jamais senti de si vives alarmes. 
Elle a pâli, tremblé, ses yeux versaient des larmes; 
Elle m'a fait sortir, elle m'a rappelé, 
Et d'une voix tremblante, et d'un coeur tout troublé, 
Prés de ces lieux, seigneur, elle a promis d'attendre 
Celui qui, cette nuit, à ses yeux doit se rendre. 

OROSMANE.

(A l'esclave.) (A Corasmin.)
Allez, il me suffit... Ote-toi de mes yeux, 
Laisse-moi: tout mortel me devient odieux. 
Laisse-moi seul, te dis-je, à ma fureur extrême; 
Je hais le monde entier, je m'abhorre moi-même. 

SCÈNE VII.

OROSMANE.

Où suis-je? ô ciel! où suis-je? où porté-je mes voeux? 
Zaïre, Nérestan... couple ingrat, couple affreux! 
Traîtres, arrachez-moi ce jour que je respire, 
Ce jour souillé par vous!... Misérable Zaïre, 
Tu ne jouiras pas... Corasmin, revenez. 

SCÈNE VIII.

OROSMANE, CORASMIN.

OROSMANE.

Ah! trop cruel ami, quoi! vous m'abandonnez! 
Venez; a-t-il paru, ce rival, ce coupable? 

CORASMIN.

Rien ne paraît encore. 

OROSMANE.

                                  O nuit! nuit effroyable! 
Peux-tu prêter ton voile à de pareils forfaits? 
Zaïre!... l'infidèle!... après tant de bienfaits! 
J'aurais d'un oeil serein, d'un front inaltérable, 
Contemplé de mon rang la chute épouvantable; 
J'aurais su, dans l'horreur de la captivité, 
Conserver mon courage et ma tranquillité; 
Mais me voir à ce point trompé par ce que j'aime! 

CORASMIN.

Eh! que prétendez-vous dans cette horreur extrême? 
Quel est votre dessein? 

OROSMANE.

                                     N'entends-tu pas des cris? 
Seigneur... 

OROSMANE.

                 Un bruit affreux a frappé mes esprits. 
On vient. 

CORASMIN.

             Non, jusqu'ici nul mortel ne s'avance; 
Le sérail est plongé dans un profond silence; 
Tout dort; tout est tranquille; et l'ombre de la nuit... 

OROSMANE.

Hélas! le crime veille, et son horreur me suit. 
A ce coupable excès porter sa hardiesse! 
Tu ne connaissais pas mon coeur et ma tendresse! 
Combien je t'adorais! quels feux! Ah! Corasmin, 
Un seul de ses regards aurait fait mon destin; 
Je ne puis être heureux, ni souffrir que par elle. 
Prends pitié de ma rage. Oui, cours... Ah, la cruelle! 

CORASMIN.

Est-ce vous qui pleurez? vous, Orosmane? ô cieux! 

OROSMANE.

Voilà les premiers pleurs qui coulent de mes yeux. 
Tu vois mon sort, tu vois la honte où je me livre; 
Mais ces pleurs sont cruels, et la mort va les suivre; 
Plains Zaïre, plains-moi; l'heure approche; ces pleurs 
Du sang qui va couler sont les avant-coureurs. 

CORASMIN.

Ah! je tremble pour vous. 

OROSMANE.

                                       Frémis de mes souffrances, 
Frémis de mon amour, frémis de mes vengeances. 
Approche, viens, j'entends... je ne me trompe pas. 

CORASMIN.

Sous les murs du palais quelqu'un porte ses pas. 

OROSMANE.

Va saisir Nérestan, va, dis-je, qu'on l'enchaîne; 
Que tout chargé de fers à mes yeux on l'entraîne! 

SCÈNE IX.

OROSMANE, ZAÏRE ET FATIME, 
marchant pendant la nuit
dans l'enfoncement du théâtre.

ZAÏRE.

Viens, Fatime. 

OROSMANE.

                       Qu'entends-je! Est-ce là cette voix 
Dont les sons enchanteurs m'ont séduit tant de fois? 
Cette voix qui trahit un feu si légitime? 
Cette voix infidèle, et l'organe du crime? 
Perfide!... vengeons-nous... quoi! c'est elle? ô destin! 
(Il tire son poignard.)
Zaïre! ah Dieu!... ce fer échappe de ma main. 

ZAÏRE, à fatime.

C'est ici le chemin, viens, soutiens mon courage. 

FATIME.

Il va venir. 

OROSMANE.

                 Ce mot me rend toute ma rage. 

ZAÏRE.

Je marche en frissonnant, mon coeur est éperdu... 
Est-ce vous, Nérestan, que j'ai tant attendu? 

OROSMANE, courant à Zaïre.

C'est moi que tu trahis; tombe à mes pieds, parjure! 

ZAÏRE, tombant dans la coulisse(46).

Je me meurs, ô mon Dieu(47)!

OROSMANE.

                                           J'ai vengé mon injure. 
Otons-nous de ces lieux. Je ne puis... Qu'ai-je fait?... 
Rien que de juste... Allons, j'ai puni son forfait. 
Ah! voici son amant que mon destin m'envoie, 
Pour remplir ma vengeance et ma cruelle joie. 

SCÈNE X.

OROSMANE, ZAÏRE, NÉRESTAN, 
CORASMIN, FATIME, ESCLAVES.

OROSMANE.

Approche, malheureux, qui viens de m'arracher, 
De m'ôter pour jamais ce qui me fut si cher; 
Méprisable ennemi, qui fais encor paraître 
L'audace d'un héros avec l'âme d'un traître; 
Tu m'imposais ici pour me déshonorer. 
Va, le prix en est prêt, tu peux t'y préparer. 
Tes maux vont égaler les maux où tu m'exposes, 
Et ton ingratitude, et l'horreur que tu causes. 
Avez-vous ordonné son supplice? 

CORASMIN.

                                                   Oui, seigneur. 

OROSMANE.

Il commence déjà dans le fond de ton coeur. 
Tes yeux cherchent partout, et demandent encore 
La perfide qui t'aime, et qui me déshonore. 
Regarde, elle est ici. 

NÉRESTAN.

                               Que dis-tu? Quelle erreur? 

OROSMANE.

Regarde-la, te dis-je. 

NÉRESTAN.

                                 Ah! que vois-je! Ah, ma soeur! 
Zaïre!... elle n'est plus! Ah, monstre! Ah, jour horrible(48)!

OROSMANE.

Sa soeur! Qu'ai-je entendu? Dieu! serait-il possible? 

NÉRESTAN.

Barbare, il est trop vrai; viens épuiser mon flanc 
Du reste infortuné de cet auguste sang. 
Lusignan, ce vieillard, fut son malheureux père; 
Il venait dans mes bras d'achever sa misère, 
Et d'un père expiré j'apportais en ces lieux 
La volonté dernière, et les derniers adieux; 
Je venais, dans un coeur trop faible et trop sensible, 
Rappeler des chrétiens le culte incorruptible. 
Hélas elle offensait notre Dieu, notre loi; 
Et ce Dieu la punit d'avoir brûlé pour toi. 

OROSMANE.

Zaïre!... Elle m'aimait? Est-il bien vrai, Fatime? 
Sa soeur?... J'étais aimé? 

FATIME.

                                        Cruel voilà son crime. 
Tigre altéré de sang, tu viens de massacrer 
Celle qui, malgré soi constante à t'adorer, 
Se flattait, espérait que le Dieu de ses pères 
Recevrait le tribut de ses larmes sincères, 
Qu'il verrait en pitié cet amour malheureux, 
Que peut-être il voudrait vous réunir tous deux. 
Hélas! à cet excès son coeur l'avait trompée; 
De cet espoir trop tendre elle était occupée; 
Tu balançais son Dieu dans son coeur alarmé. 

OROSMANE.

Tu m'en as dit assez. O ciel! j'étais aimé! 
Va, je n'ai pas besoin d'en savoir davantage... 

NÉRESTAN.

Cruel! qu'attends-tu donc pour assouvir ta rage? 
Il ne reste que moi de ce sang glorieux 
Dont ton père et ton bras ont inondé ces lieux; 
Rejoins un malheureux à sa triste famille, 
Au héros dont tu viens d'assassiner la fille. 
Tes tourments sont-ils prêts? Je puis braver tes coups; 
Tu m'as fait éprouver le plus cruel de tous. 
Mais la soif de mon sang, qui toujours te dévore, 
Permet-elle à l'honneur de te parler encore? 
En m'arrachant le jour, souviens-toi des chrétiens 
Dont tu m'avais juré de briser les liens; 
Dans sa férocité, ton coeur impitoyable 
De ce trait généreux serait-il bien capable? 
Parle; à ce prix encor je bénis mon trépas. 

OROSMANE, allant vers le corps de Zaïre.

Zaïre! 

CORASMIN.

         Hélas! seigneur, où portez-vous vos pas? 
Rentrez, trop de douleur de votre âme s'empare; 
Souffrez que Nérestan... 

NÉRESTAN.

                                     Qu'ordonnes-tu, barbare? 

OROSMANE, après une longue pause.

Qu'on détache ses fers. Écoutez, Corasmin, 
Que tous ses compagnons soient délivrés soudain. 
Aux malheureux chrétiens prodiguez mes largesses; 
Comblés de mes bienfaits, chargés de mes richesses, 
Jusqu'au port de Joppé vous conduirez leurs pas. 

CORASMIN.

Mais, seigneur... 

OROSMANE.

                               Obéis, et ne réplique pas; 
Vole, et ne trahis point la volonté suprême 
D'un soudan qui commande, et d'un ami qui t'aime; 
Va, ne perds point de temps, sors, obéis... 
(A Nérestan.)
                                                              Et toi, 
Guerrier infortuné, mais moins encor que moi, 
Quitte ces lieux sanglants; remporte en ta patrie 
Cet objet que ma rage a privé de la vie. 
Ton roi, tous tes chrétiens, apprenant tes malheurs, 
N'en parleront jamais sans répandre des pleurs. 
Mais si la vérité par toi se fait connaître, 
En détestant mon crime, on me plaindra peut-être. 
Porte aux tiens ce poignard, que mon bras égaré 
A plongé dans un sein qui dût m'être sacré; 
Dis-leur que j'ai donné la mort la plus affreuse 
A la plus digne femme, à la plus vertueuse, 
Dont le ciel ait formé les innocents appas; 
Dis-leur qu'à ses genoux j'avais mis mes États; 
Dis-leur que dans son sang cette main s'est plongée; 
Dis que je l'adorais, et que je l'ai vengée. 
(Il se tue.)
(Aux siens.)
Respectez ce héros, et conduisez ses pas(49).

NÉRESTAN.

Guide-moi, Dieu puissant! je ne me connais pas. 
Faut-il qu'à l'admirer ta fureur me contraigne. 
Et que dans mon malheur ce soit moi qui te plaigne!


 
 

FIN DE ZAÏRE.


.



 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

NOTES.

Note_46 C’est tomber selon les règles classiques; on n’assassinait pas sur le théâtre. Voltaire proteste contre cette prétendue loi dans sa préface de Brutus.

Note_47 « De toutes les tragédies qui sont au théâtre, dit Jean-Jacques Rousseau, nulle autre ne montre avec plus de charme le pouvoir de l’amour et l’empire de la beauté, et on y apprend encore, pour surcroît de profit, à ne pas juger sa maîtresse sur les apparences. Qu’Orosmane immole Zaïre à sa jalousie, une femme sensible y voit sans effroi le transport de la passion: car c’est un moindre malheur de périr par la main de son amant que d’en être médiocrement aimée. »

Note_48 L’effet théâtral est grand, dit M. Villemain, malgré cette exclamation assez froide: Sasoeur! qu’ai-je entendu!

Note_49 Zaïre fut traduite en italien par Gozzi, qui amplifia au dénoûment: « Après qu’Orosmane s’est frappé, dit Lessing, Voltaire lui fait dire encore quelques mots pour nous rassurer sur le sort de Nérestan. Qu’imagine Gozzi? L’italien, trouvant sans doute trop froid de faire mourir un Turc aussi tranquillement, met dans la bouche d’Orosmane une tirade pleine d’exclamations, de gémissements et de désespoir. Il est curieux de voir combien le goût allemand diffère du goût italien. Pour l’italien, Voltaire est trop bref; pour l’allemand, il est trop long. A peine Orosmane aurait dit qu’il adorait Zaïre et qu’il la vengerait, à peine se serait-il donné le coup mortel, que nous ferions baisser le rideau. » Lessing dit encore: « Chez aucune nation Zaïre n’a rencontré de critiques plus acharnées que chez les Hollandais. Frédéric Duim, parent sans doute du célèbre acteur de ce nom, qui jouait sur le théâtre d’Amsterdam, trouva d’autant plus à critiquer qu’il ne trouvait rien de plus facile que de faire mieux. Il fit, en effet, une autre Zaïre, Zaïre ou la Turque convertie, pièce dans laquelle la conversion de Zaïre était l’affaire principale, et qui se terminait par le sacrifice qu’Orosmane faisait de son amour, et par le renvoi de la chrétienne Zaïre dans son pays, avec tous les honneurs dus au rang qui lui était destiné. Le vieux Lusignan mourait de joie. » (G. A.)